Îles Féroé (3/3) : Mykines

Pour se rendre à Mykines, l’île la plus à l’ouest de l’archipel, il faut être un tantinet chanceux. Premièrement, il faut avoir de la place sur le bateau. Il est fortement recommandé de réserver le trajet à l’avance par le biais du site internet. Deuxièmement, il faut que la météo soit de votre côté car si les conditions sont mauvaises, le bateau ne peut pas accoster à Mykines. Et troisièmement, il faut que les conditions ne se dégradent pas dans la journée sinon, vous gagnez une nuit sur l’île.

En ce qui nous concerne, nous avons eu la plus belle journée de notre semaine. Gros soleil, 16°, bref le summum de l’été aux Féroés.

Nous avons embarqué depuis Sorvagur à 10h20. La traversé dure une quarantaine de minutes et offre des paysages époustouflants notamment sur les ilots Dranganir, Tindholmur et Gasholmur.

Il faut être bien habillés pour rester sur le pont et faire attentions aux vagues qui passent parfois par dessus bord. Il faut compter 240.00 Dk pour deux adultes pour l’A/R. Le ticket se prend sur internet sur www.mykines.fo.

Faroe-142.jpgEn voyant le port de Mykines, nous comprenons pourquoi les conditions météo peuvent complexifier l’abordage. On nous avait expliqué qu’en cas de grosse mer il fallait sauter agilement par dessus bord pour atteindre la terre ferme. Avec le genou fragile d’Amandine nous étions tout de même un peu inquiets de cette éventuelle manoeuvre. La montée vers le village est rapide et nous arrivons au milieu d’une quarantaine d’habitations. Maintenant, plus que 10-15 personnes vivent sur l’île à l’année (contre 160 en 1980).Faroe-145.jpg

Plusieurs randonnées s’offrent à nous depuis le village. Nous choisissons de rejoindre le phare de Mykines Holmur et de traverser le parc naturel. Compter 105Dk/personne de taxe d’entrée dans le parc, payable directement sur internet.  Surnommée le paradis des oiseaux, Mykines abritent pas moins de 250000 couples d’oiseaux. Les vedettes sont notamment les Macareux et les fous de bassan.

Ce jour là, nous espérions voir au moins un Macareux. Nous avions peur qu’ils ne soient déjà repartis en mer. En effet, lorsque nous nous étions renseignés avant de partir auprès de personnes connaissant bien les oiseaux, la saison devait être terminée, ce qui réduisait les chances d’en apercevoir. Pour le coup, nous n’avons pas été déçu du voyage car nous sommes arrivés une journée après la réouverture du parc, ce dernier étant fermé au public en période de nidification. Nous avons pu observer des milliers de Macareux qui se relayaient pour nourrir leurs oisillons et tournoyaient sur nos têtes en poussant des petits cris bien spécifiques. Ils sont plus petits que ce que nous avions imaginé.

Leur bec est flamboyant et leurs yeux leurs donnent un petit air de clown étonné. Voir ce spectacle nous rappelle à quel point la terre est belle et peuplé d’espèces incroyables à préserver.

Entre contemplation et photographie, la randonnée nous prendra environ 3h30 pour effectuer la boucle sur un chemin parfois abrupt et glissant. Nous avons d’ailleurs croisé une dame qui s’est blessée la cheville et qui faisait le chemin de retour à quatre pattes.

Faroe-210.jpg

En attendant l’embarquement prévu vers 17h, nous avons profité de boire un thé et manger un morceau dans un magnifique café, le Mykines Stova. Comme quoi il fallait attendre d’être sur une île très isolée pour manger un croque-monsieur du tonnerre ainsi qu’un fondant au chocolat de compèt’ ! C’était en somme un journée vraiment parfaite !


En conclusion, ce périple est une porte d’entrée sur de grands espaces. Nous avons apprécié nous retrouver seuls au milieu de ces îles et nous connecter à cette nature puissante. Les conditions météos rendent le voyage intense, et nous ont fait apprécier encore plus le confort de vêtements secs, d’un sac de couchage chaud, d’une tente qui ne s’effondre pas sous la tempête, d’une éclaircie au moment de planter le campement, d’une route d’une grande beauté, de manger des krisprolls en sirotant un bol de thé chaud. Ces terres arides méritent le détour et nous avons regretté de ne pas rester quelques jours de plus pour explorer d’autres îles. La semaine était courte mais le dépaysement total, nous avons bien déconnecté de notre quotidien ce qui en a fait des vacances efficaces et à notre retour à Copenhague, nous avons trouvé bien chouette d’aller fêter ça au restaurant.

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